Читать бесплатно книгу «Les mystères du peuple, Tome V» Эжена Сю полностью онлайн — MyBook
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– Je le crois, je le sens; oui, je sens en moi un vouloir, une vitalité indomptables. Oh! régner! ambition des grandes âmes! régner comme régnaient les empereurs de Rome, mes modèles! Oui, je veux les imiter dans leur toute-puissance souveraine! compter par millions les instruments de mes volontés! d'un signe redouté faire obéir les multitudes! d'un geste pousser mes armées d'un bout à l'autre du monde! agrandir mes royaumes à l'infini! et dire: Ces contrées des plus voisines aux plus lointaines, c'est à moi! c'est à moi! Courber cent peuples divers sous un même joug! toutes ces forces éparses les concentrer dans ma main, ainsi que faisaient les empereurs de Rome… Dire je veux, et voir tant de populations différentes soumises à une loi unique, la mienne! dire je veux, et voir s'élever sur toute la Gaule ces merveilles de l'art, dont j'ai déjà couvert la Bourgogne; châteaux forts, palais splendides, basiliques aux nefs d'or, chaussées immenses, prodigieux monuments, qui diront aux siècles futurs le grand nom de Brunehaut! et pour arriver à de si grandes choses quelques scrupules m'arrêteraient! Voyons? ces enfants que j'énerve! ces hommes que je tue parce qu'ils me gênent! pourraient-ils accomplir ou seulement concevoir mes desseins gigantesques? de quel prix est la vie de ces obscures victimes? Leurs os seront poussière, leur nom oublié depuis des siècles, tandis que d'âge en âge mon nom continuera d'étonner le monde! Mes victimes! eh! s'il en est quelques-unes dont la mémoire survive, c'est qu'elles auront été frappées par Brunehaut! on les plaint… je les immortalise…

– Voilà, madame, une raison que sauraient faire pieusement, pour votre salut, ces prêtres cupides et rusés qui vous assiégent de demandes de terres et d'argent!

– Ne médis pas des prêtres, ils traînent mon char triomphal…

– L'attelage, madame, est ruineux.

– Pour qui? les dons que je leur fais afin qu'ils enseignent aux peuples à vénérer Brunehaut; ces dons m'appauvrissent-ils? n'est-ce pas le superflu de mon superflu? ne vais-je pas rétablir les impôts autrefois décrétés par les empereurs, et remplir ainsi incessamment mes coffres? Les peuples crieront! ils m'appelleront la Romaine! Peu m'importe, si mon fisc atteint à la fois les plus pauvres et les plus riches! et puis que veux-tu, Chrotechilde? Il est du devoir d'une grande reine de payer royalement ceux qui l'amusent… quand ils l'amusent.

– Que trouvez-vous donc, madame, de divertissant chez ces mendiants hypocrites?

– Tiens… prends cette clef, ouvre ce coffret qui est sur la table, et cherches-y un parchemin noué d'un ruban pourpre.

– Le voici.

– Baise-le.

– Allons, madame, vous voulez rire.

– Baise ce parchemin, te dis-je, femme de peu de foi; il est écrit de la main d'un pape… d'un pape vivant, du pieux Grégoire, en un mot.

– Je comprends, mais je ne baiserai point le parchemin, madame, s'il vous plaît… Ainsi le pieux Grégoire, détenteur des clefs du paradis, vous promet de vous ouvrir toutes grandes les portes du séjour éternel?

– N'est-ce pas justice? ne les ai-je pas assez richement dorées les clefs de leur paradis?.. Ah! tu me demandes ce que je trouve d'amusant chez ces prêtres que je rémunère royalement? lis tout haut ce que contient ce parchemin; je me sens en gaieté aujourd'hui… Allons, lis.

– Madame, voici: «Grégoire, à Brunehaut, reine des Franks. – La manière dont vous gouvernez le royaume et l'éducation de votre fils attestent les vertus de votre excellence…» Chrotechilde ne put continuer; elle poussa un éclat de rire diabolique en regardant Brunehaut qui fit chorus d'hilarité avec sa confidente; celle-ci reprit se contenant à peine: – Par ma foi, madame, vous avez raison, lire de telles choses écrites de la main du pape, le pieux Grégoire, c'est là un divertissement que l'on ne saurait payer trop cher… Je continue, nous en étions, je crois, madame, à vos vertus…

– Nous en étions à mes vertus…

– Donc je reprends: «… L'éducation que vous donnez à votre fils atteste les vertus de votre excellence, vertus que l'on doit louer et qui sont agréables à Dieu; vous ne vous êtes point contentée de laisser intacte à votre fils la gloire des choses temporelles, vous lui avez aussi amassé les biens de la vie éternelle, en jetant dans son âme les germes de la vraie foi avec une pieuse sollicitude maternelle[J].»

Et les deux vieilles de rire de nouveau, de rire tant et tant, ces deux monstres, que les larmes leur vinrent aux yeux, après quoi Brunehaut dit à sa confidente: – Va, Chrotechilde… je me suis fait lire souvent les comédies satiriques des Romains… jamais celles de Plaute et de Térence ne vaudront celles que jouent chaque jour devant moi ces odieux hypocrites pour gagner les richesses dont je les comble.

– C'est la vérité, madame, ce sont de fières comédies que les leurs; ils mettent Dieu en scène!

– Et quelle scène! le ciel, le paradis, l'enfer, l'éternité… Ah! comédie, te dis-je, comédie! royale comédie!..

À cette nouvelle saillie de la reine, les deux vieilles recommencèrent de rire aux éclats; mais soudain cette hilarité fut interrompue par le bruit de cris joyeux et enfantins, partant de la chambre voisine; presque au même instant les trois frères de Sigebert, alors en voyage, entrèrent suivis de leurs gouvernantes et coururent entourer leur bisaïeule. Childebert, le moins jeune de ces arrière-petits-fils de Brunehaut, avait dix ans, Corbe neuf ans, Mérovée, le dernier, six ans; nées d'un père presque épuisé avant son adolescence par la précocité des excès de toutes sortes où sa grand'mère Brunehaut l'avait plongé par une infernale prévoyance, ces trois petites créatures, délicates, frêles, étiolées déjà, faisaient peine à voir; leur gaieté même attristait; au lieu d'être rondes, fermes et roses, leurs joues creuses, d'une pâleur maladive, semblaient rendre plus grands encore leurs yeux caves et cernés; leur longue chevelure, symbole de la royauté franque, tombait fine et rare sur leurs épaules; ils portaient de petites dalmatiques d'étoffes d'or ou d'argent. La gouvernante, après avoir respectueusement fléchi le genou à l'entrée de la salle, se tint auprès de la porte, tandis que les enfants entouraient leur bisaïeule. Childebert, le moins jeune, se tenait debout auprès d'elle; Corbe et Mérovée, les deux plus petits, avaient grimpé sur ses genoux, tandis qu'elle leur disait:

– Vous voici très-gais ce matin, chers enfants!

– Grand'mère, c'est Corbe, notre frère, qui nous faisait rire…

– Voyons, qu'a donc dit Corbe de si plaisant?

– Tu sais bien, grand'mère, sa tourterelle blanche?

– Oui.

– Il lui a arraché toutes les plumes, et elle criait… et elle criait…

– Et vous de rire… et de rire… démons!..

– Oui, grand'mère; seulement à la fin notre petit frère Mérovée a pleuré!

– Tant il riait, ce garçonnet?

– Oh! non, moi j'ai pleuré, parce qu'à la fin l'oiseau était tout saignant.

– Alors, moi j'ai dit à mon frère Mérovée: Tu n'as donc pas de courage, que le sang te fait peur? Et quand nous irons à la bataille, cela te fera donc pleurer, de voir le sang couler? N'est-ce pas, Childebert, que j'ai dit cela?

– C'est vrai, grand'mère; et moi, pendant que Corbe parlait ainsi à Mérovée, j'ai pris un couteau et j'ai coupé le cou à la colombe… Ah! c'est que je n'ai pas peur du sang, moi; et quand j'aurai l'âge, j'irai à la guerre, n'est-ce pas, grand'mère?

– Ah! mes enfants, vous ne savez pas ce que vous désirez! On peut bien, voyez-vous, chers petits, s'amuser à couper le cou à des colombes, sans pour cela se croire obligé d'aller un jour à la guerre. Figurez-vous donc que la guerre, mes enfants, c'est chevaucher jour et nuit, souffrir de la faim, du chaud, du froid, coucher sous la tente, et qui plus est, risquer de se faire tuer ou blesser, ce qui cause une grande douleur; ne vaut-il pas mieux, chers enfants, se promener tranquillement en char ou en litière? coucher dans un lit douillet? manger des friandises tout son soûl? s'amuser tant que la journée dure? satisfaire aux moindres fantaisies qui nous viennent? Dites, n'est-ce point préférable aux vilaines fatigues de la guerre? Le sang des races royales est trop précieux pour l'exposer ainsi, mes jolis roitelets; vous avez vos leudes pour combattre l'ennemi à la bataille, vos serviteurs pour tuer les gens qui vous déplaisent ou vous offensent, vos prêtres pour vous faire obéir de vos peuples et vous absoudre de vos crimes, si vous en commettez. Vous n'avez donc qu'à vous amuser, qu'à jouir des délices de la vie, heureux enfants, sans autre souci que de dire: Je veux. Comprenez-vous bien mes paroles, chers petits? Dis, Childebert, toi l'aîné de vous trois? toi un garçon déjà raisonnable?

– Oh! oui, grand'mère, moi je ne suis pas plus soucieux qu'un autre d'aller à la guerre attraper de bons coups, je préfère m'amuser et faire ce qui me plaît; mais alors, pourquoi donc notre frère Sigebert s'en est-il allé à cheval, suivi de guerriers, en compagnie du duk Warnachaire?

– Votre frère est maladif, mes enfants; les médecins m'ont conseillé de lui faire entreprendre, pour le bien de sa santé, un long voyage…

– Et reviendra-t-il bientôt?

– Peut-être demain… peut-être aujourd'hui.

– Oh! tant mieux, grand'mère, tant mieux, sa place ne restera pas vide dans notre chambre, il nous manque…

– Ne vous réjouissez pas trop quant à cela, chers roitelets; désormais Sigebert aura sa chambre à part… Oh! c'est que c'est déjà un petit homme, lui!

– Il n'a pourtant qu'un an de plus que moi.

– Oh! oh! mais dans un an tu seras aussi un homme, toi, mon petit Childebert, – répondit Brunehaut en échangeant avec Chrotechilde un épouvantable regard, – alors, comme ton frère, tu auras ta chambre à part et… et tout ce qui s'en suit; n'est-ce pas, Chrotechilde?

– Certainement, madame… il ne faut point faire de jaloux.

– Qu'est-ce que j'aurai donc, grand'mère, de plus que ma chambre à part?

– Eh! mais, tes chambellans, tes écuyers, tes serviteurs, tes esclaves, tous gens soumis à tes caprices, comme les chiens à la houssine.

– Oh! que je voudrais donc être plus vieux d'un an!

– Et moi aussi, je te voudrais voir plus vieux d'un an… et Corbe aussi, et toi aussi, petit Mérovée, je voudrais vous voir tous de l'âge de Sigebert.

– Patience, madame, – dit Chrotechilde en échangeant de nouveau un regard diabolique avec Brunehaut, – patience, cela viendra… Mais quel est ce bruit dans la grande salle… De nombreux pas approchent… si c'était le seigneur Warnachaire…

Chrotechilde ne se trompait pas, c'était en effet le maire du palais de Bourgogne, accompagné de Sigebert; cet enfant, à peine âgé de onze ans, était comme ses frères chétif et pâle; cependant l'animation du voyage, la joie de revoir ses frères coloraient légèrement son doux visage, car, ainsi que l'avait dit Chrotechilde à Brunehaut, ce pauvre enfant, malgré les exécrables conseils de sa bisaïeule, conservait jusqu'alors un caractère angélique; il courut dès qu'il entra embrasser la vieille reine, puis il répondit aux caresses et aux questions empressées de ses frères qui l'entouraient; à chacun d'eux il remit de petits présents rapportés de son voyage et renfermés dans un coffret qu'il avait voulu prendre des mains d'un des serviteurs de sa suite, afin d'offrir plus tôt à ses frères ces témoignages de son souvenir. Chrotechilde, s'approchant alors de la reine, lui dit tout bas: – Madame… si vous m'en croyez, gardons les deux esclaves jusqu'à ce soir; d'ici là nous aviserons…

– Oui, c'est le meilleur parti à prendre, – répondit Brunehaut; et s'adressant à l'enfant: – Va te reposer… tu raconteras ton voyage à tes petits frères; j'ai à causer avec le duk Warnachaire…

Chrotechilde emmena les enfants, la reine resta seule avec le maire du palais de Bourgogne, homme de grande taille, d'une figure froide, impénétrable et résolue; il portait une riche armure d'acier rehaussée d'or à la mode romaine; sa large épée pendait à son côté, son long poignard à sa ceinture. Brunehaut, après avoir attaché longtemps son noir et profond regard sur Warnachaire, toujours impassible, lui fit signe de s'asseoir auprès de la table, s'y assit elle-même, et lui dit: – Quelles nouvelles?

– Bonnes… et mauvaises, madame…

– Les mauvaises d'abord.

– La trahison des duks Arnolfe et Pépin, ainsi que la défection de plusieurs autres grands seigneurs d'Austrasie, n'est plus douteuse; ils se sont rendus au camp de Clotaire II avec leurs hommes.

– Depuis longtemps je soupçonnais cette trahison. Ah! seigneurs enrichis, rendus si puissants par la générosité des rois, vous poussez à ce point l'ingratitude! Soit; je préfère la franche guerre à la guerre sourde; les domaines, terres saliques ou bénéfices de ces traîtres, retourneront à mon fisc. Continue…

– Clotaire II a levé son camp d'Andernach, et il est entré au cœur de l'Austrasie. Sommé de respecter les royaumes de ses neveux, dont vous avez, madame, la tutelle, il a répondu qu'il s'en remettrait au jugement des grands d'Austrasie et de Bourgogne.

– Le fils de Frédégonde espère soulever contre moi les peuples et les seigneurs de mes royaumes; il se trompe; des exemples prompts, prochains, terribles, épouvanteront les traîtres… tous les traîtres, entends-tu, Warnachaire?

– Oui, madame.

– Tous les traîtres, quel que soit leur rang, leur puissance, quel que soit le masque dont ils se couvrent, entends-tu, Warnachaire? maire du palais de Bourgogne…

– J'entends, madame… J'entends même ce que vous ne me dites pas…

– Tu lis dans ma pensée?

– Oui, vous me croyez un traître… Vous me soupçonnez surtout depuis votre récent retour de Worms?

– Je soupçonne toujours…

– Votre soupçon, madame, s'est changé en certitude; vous avez écrit à Aimoin, un homme à vous, de me poignarder.

– Je ne fais poignarder… que mes ennemis…

– Je suis donc pour vous un ennemi, madame? Voici les morceaux de la lettre écrite de votre main à Aimoin pour lui ordonner de me tuer[K].

Et le duk déposa sur la table plusieurs morceaux de parchemins déchirés; la reine regarda le maire du palais d'un œil défiant.

– Ainsi Aimoin t'a livré ma lettre?

– Non, madame, le hasard a mis en ma possession ces morceaux de parchemin.

– Et pourtant… tu reviens ici?

– Pour vous prouver l'injustice de vos soupçons.

– Ou pour mieux me trahir.

– Madame, si j'avais voulu vous trahir, je me serais rendu, comme tant d'autres seigneurs de Bourgogne, auprès de Clotaire II; je lui aurais donné votre petit-fils en otage, et je serais resté dans le camp de votre ennemi avec les tribus que j'ai ramenées de Germanie.

– Ces tribus me sont dévouées… elles ne t'auraient pas suivi, elles viennent ici pour renforcer mon armée…

– Ces tribus, madame, viennent ici pour piller, peu leur importe que ce soit comme auxiliaires de Brunehaut ou de Clotaire II; pays de Soissons, de Bourgogne ou d'Austrasie, ces Franks n'ont pas de préférence, pourvu qu'après s'être vaillamment battus et avoir aidé à la victoire, ils puissent ravager la contrée vaincue, faire un gros butin, et emmener de nombreux esclaves de l'autre côté du Rhin, tels sont les Franks que je vous ramène.

– Je te dis, moi, que la vue de mon petit-fils, ce roi enfant, venant demander par ta bouche aide et force aux Germains, a intéressé ces barbares.

– Si vous n'aviez, madame, expressément promis à ces tribus le pillage des territoires vaincus, ils seraient demeurés, croyez-moi, insensibles à la jeunesse de Sigebert; ils sont aussi sauvages que l'étaient nos pères, les premiers compagnons de Clovis; il m'a fallu de grands efforts pour les empêcher de tout ravager sur notre route; dans leur farouche impatience ils se croyaient déjà en pays conquis; chaque jour leurs chefs me demandaient à grands cris la bataille, afin d'être de retour en Germanie avec leur butin et leurs esclaves avant la saison d'hiver qui rend périlleuse la traversée.

– Et ces tribus où sont-elles?

– Je les ai laissées vers Montsarran.

– Pourquoi si loin de Châlons?

– Malgré mes recommandations, ces barbares ont volé et tué sur leur passage; les conduire ici, au cœur de la Bourgogne, puis les renvoyer ensuite en une autre contrée, selon les besoins de la guerre, c'était exposer à des désastres inutiles les populations qu'ils auraient traversées… Ces nouveaux malheurs pouvaient augmenter l'irritation; or, vous le savez, madame… de ce côté-ci de la Bourgogne une certaine agitation fermente dans la populace esclave.

– Oui… à l'instigation de ces traîtres qui ont rejoint le fils de Frédégonde, ils tentent de soulever le peuple contre moi, contre la Romaine, comme ils m'appellent; oh! seigneurs et populace sauront ce que pèse le bras de Brunehaut.

– Les ennemis de Brunehaut trembleront toujours devant elle, mais j'ai craint d'augmenter leur nombre en rendant nos populations victimes de la barbarie de vos nouveaux alliés; le territoire où j'ai fait camper ces tribus sera dévasté sans doute, mais ce ravage sera du moins limité. De plus, la position est assez centrale pour que ces auxiliaires soient dirigés partout où il le faudra selon les mouvements de l'armée de Clotaire II; j'ai donc agi, je crois, madame, avec sagesse et prévoyance.

– Et l'armée? quelles sont ses dispositions?

– Elle est pleine d'ardeur, ne demande que la bataille; le souvenir des deux dernières victoires de Toul et de Tolbiac, et surtout l'immense butin, le grand nombre d'esclaves que les troupes ont enlevés, redoublent leur désir de combattre le fils de Frédégonde… Ce sont là, madame, les bonnes nouvelles qui, selon moi, balancent les mauvaises. Brunehaut croit-elle encore, que Warnachaire ait agi en traître?

– Qui sait?

– Moi, je le sais, madame.

– Un homme dont on a voulu se défaire, qui l'apprend, et qui revient à vous; ah! Warnachaire, Warnachaire! cela donne à penser!

– Brunehaut est prompte au soupçon et au châtiment; mais elle est magnifique envers qui la sert fidèlement.

– Tu as donc quelque chose à me demander?

– Oui, madame, mais seulement après la guerre, ou plutôt, je l'espère, après la victoire… si je la remporte sur Clotaire II, si je parviens à vous l'amener prisonnier…

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