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Dans son enfance, Lénine n’était pas pionnier, car il venait d’une famille aristocratique…
Extrait d’une rédaction scolaire
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La ruche humaine moderne30
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Dans le chapitre précédent, nous avons vu comment il est possible de classer les CIE selon certains critères.
Au fil de millions d’années d’évolution, l’homme a développé des centaines, voire des milliers, de CIE. Beaucoup d’entre eux sommeillent ou sont à l’état d’atrophie, et certains restent tout simplement inutilisés durant toute la vie.
Néanmoins, il existe un certain nombre de CIE clés qui déterminent la position d’une personne dans la société et sa nature profonde.
Énumérons donc ces principales classes, en indiquant les CIE clés propres à chacune d’elles. Pour ne pas réinventer la roue, tournons-nous vers la division classique des castes dans l’hindouisme :31
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C’est la « case zéro », le tout dernier échelon de la hiérarchie évolutive. Ceux qui vivent leur toute première vie humaine dans le cycle des réincarnations, connu sous le nom de Samsara. 33
Les intouchables ne possèdent pas la CIE requise pour vivre en société, car ils n'ont pas encore eu le temps de l’acquérir au fil de leurs réincarnations.
La tâche karmique des intouchables consiste à vivre leur première vie en tant qu’humain, afin d’ancrer leur âme dans le cercle des réincarnations. En d’autres mots, ils doivent se fabriquer une âme humaine. Si un intouchable est tué dans sa petite enfance, son âme n’aura pas eu le temps de se former et il ne pourra plus jamais se réincarner en humain. C’est pourquoi les personnes de cette caste sont appelées les intouchables, car tuer une telle personne alourdit énormément le karma de son meurtrier et prive également de vie toutes ses autres incarnations.
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Sur la prochaine marche de l’évolution, on trouve les shudras (serviteurs, paysans, ouvriers), ou pour le dire autrement, les prolétaires.
La vocation principale du CIE chez les prolétaires, c’est de protéger soi-même et sa famille au niveau du chakra Muladhara (l’élément Terre). En d’autres termes, la grande mission évolutive du prolétaire, c’est de se fabriquer un terrain matériel et financier, pour lui et ses proches. Il doit ramener assez d’argent pour que sa famille puisse au moins survivre et, soyons optimistes, vivre dans l’aisance.
Pour y arriver, le prolétaire doit maîtriser un métier vraiment recherché par la société et, grâce à ça, offrir à sa petite tribu une vie digne de ce nom. Ce n’est franchement pas une mission simple—et pour qu’un seul prolétaire fasse vivre tout le monde, il doit carrément être un as dans son domaine, dans un pays où le niveau de vie tient à peu près la route.
Le principal et unique objectif évolutif (karmique) du prolétaire, c’est de devenir un spécialiste très demandé. En gagnant de l’argent, il assure la survie de sa famille et de lui-même, et il transmet ainsi la CIE dans les gènes de sa descendance.
Le sommet de l’évolution du prolétaire, c’est de devenir un véritable maître de son métier, un salarié bien payé. Même un « simple » soudeur doté d’une qualification NAKS élevée peut très bien gagner sa vie et être recherché dans n’importe quel pays.
Il faut bien comprendre qu’attendre d’un homme prolétaire autre chose que d’apporter un salaire n’a pas de sens. Dans son expérience personnelle, il n’y a pas d’autres CIE essentiels qui lui permettraient d’être le protecteur de la famille, l’âme de la bande ou une personne vraiment spirituelle.
La caste des shudras, ce sont juste des bosseurs qui font leur boulot, et pour l’instant, ils ne peuvent pas faire plus.
Une femme de la caste des shudras a une mission karmique similaire. Elle doit apprendre un métier ou un savoir-faire à un niveau correct, pas forcément rémunéré. Par exemple, elle peut devenir femme au foyer, et sa mission évolutive, c'est de transformer le salaire de son mari en un véritable cocon familial.
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La deuxième caste sur l’échelle de l’évolution, ce sont les vaishyas, ou commerçants. Cela inclut toutes les professions liées au commerce et aux services. Leur particularité essentielle, c'est l’interaction émotionnelle avec les clients, au niveau de la Svadhisthana. Dans cette liste bien fournie, on retrouve vendeurs, coursiers, changeurs, prostituées, chanteurs, musiciens, artistes de cirque, psychologues, animateurs, et bien d’autres encore.
Sont également considérés comme des vaishya les shudras qui ont atteint un haut niveau de maîtrise et fixent eux-mêmes le prix de leurs produits. Par exemple, le luthier Stradivarius fabriquait des violons uniques ; s’il était au départ un shudra, il est devenu un vaishya débutant dès qu’il a su créer des violons exceptionnels.
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La principale caractéristique de ces métiers ? Le sourire, le charme et l’aura.
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Mais il y a un truc : on peut rester muet derrière un comptoir, être officiellement vendeur, mais en réalité être un shudra, pas un vaishya. On peut être tellement charmant qu’un vendeur vous fourgue un objet absolument inutile, juste pour ne pas contrarier une bonne personne.
Les vaishyas, ce sont ceux qui maîtrisent l’art de créer du lien émotionnel, de trouver un langage commun et un consensus avec les clients.
Les vaishyas ont plusieurs missions évolutives :
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1) savoir instaurer un contact émotionnel et trouver un terrain d’entente ;
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2) comprendre les besoins du client et lui apporter exactement ce dont il a besoin ;
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3) trouver des compromis qui arrangent tout le monde – le client comme le vendeur.
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Le stade le plus avancé du développement du vaishya :
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1) la capacité de sentir une situation commerciale, c’est-à-dire une intuition bien aiguisée ;
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2) la capacité de tenir parole – autrement dit, respecter ce qu’on a promis, quoi qu’il arrive, même si cela doit vous coûter cher.
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Les CIE qui distinguent les vaishyas.
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1) D’abord, il y a le charme, l’allure, cette fameuse “chaleur orientale” et une « hospitalité » qu’on n’oublie pas. Mais ne vous faites pas trop d’illusions : son « hospitalité » n’est qu’un masque de service, sans vraiment révéler ce que le vaishya pense des autres. C’est juste le sourire d’un vendeur, sincèrement désireux de vendre sa marchandise.
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2) Si un vaishya a atteint le sommet de sa caste, il accorde consciemment de la valeur à sa réputation d’honnêteté, qui compte pour lui bien plus que l’argent. Mais il faut bien comprendre que tous les vaishya sont loin d’avoir compris à quel point il est nécessaire d’être honnête.
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Un exemple de vaishya honnêtes : la caste des banyas en Inde. Ils sont traditionnellement comptables, gestionnaires et petits banquiers en Inde. Leur honnêteté et leur réputation commerciale sont d'une telle irréprochabilité que même les Indiens analphabètes leur confient sans réserve la gestion de leurs affaires financières. La réputation du bania est plus précieuse que l’argent lui-même, et c'est ce qui leur garantit du travail depuis des siècles.36
Cependant, il s'agit plutôt d'une spécificité régionale de l’Inde que d’une règle générale. Pour être honnête, les banias ont dépassé la caste des commerçants et appartiennent en partie à la suivante.
Le CIE vaishya, c’est l’art de composer avec la société. Le résultat, c’est une foule d’amis, un carnet d’adresses bien rempli et des passe-droits en tout genre, que le vaishya manie à merveille. Si le shudra protège sa famille à force de travail et grâce à ses « mains en or », le vaishya, lui, commence à téléphoner à ses amis, ses débiteurs et ses protecteurs dès que les ennuis pointent. Ce sont justement eux qui assurent la protection du vaishya dans les moments difficiles.
Le comportement typique du vaishya en cas de conflit ? Intimider l’autre en mettant en avant ses relations et ses amis. Mais il faut bien comprendre que les « amis » du vaishya sont, d'une façon ou d'une autre, ses débiteurs. Et si les soucis deviennent vraiment sérieux, le vaishya risque fort de se retrouver complètement seul, à se lamenter sur la « trahison » de ses « amis », dont la plupart, hélas, ne restent dans les parages que tant qu’ils y trouvent leur intérêt.
La femme-vaishya joue un rôle évolutif un peu différent. Son objectif, c’est de couvrir son mari, sa famille et ses amis d’un cocon confortable et plein de charme. Elle devient une vraie « masseuse émotionnelle », qui enveloppe tout le monde de chaleur et de douceur. Pour ça, elle doit ressentir finement l’humeur des personnes autour d’elle, avoir une bonne intelligence émotionnelle et un charme naturel. En général, ce talent est inné chez les signes d’eau du Zodiaque.37 38
La tâche du CIE, les shudras et les vaishyas l’ont déjà maîtrisée dans leurs vies antérieures, alors elle s’exécute automatiquement, au besoin.
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La troisième étape de l'évolution, c'est la caste des kshatriyas (guerriers). Elle se caractérise par une interaction avec la société au niveau du chakra Manipura. Ou, autrement dit, par une interaction avec la société sous le signe de l'élément Feu.
Les Kshatriya regroupent toutes les professions qui nécessitent des efforts volontaires et intellectuels soutenus. Cela peut aller du sport à l’éducation, en passant par la médecine, l’armée, le yoga, les arts martiaux et bien d’autres domaines.
Les missions du kshatriya dans l’évolution sont les suivantes :
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1) Apprendre à soumettre ses désirs à sa volonté. Systématiquement et dès que nécessaire, jusqu’à atteindre le résultat voulu. Faire preuve de discipline ;
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2) Trouver sa place dans le système hiérarchique de subordination. Plus sa zone de responsabilité est grande, plus sa position dans la hiérarchie de la société est élevée.
Le CIE que le kshatriya cultive au cours de son évolution, c’est une sorte de code intérieur. Les règles et les principes de ce code priment sur ses désirs et ceux de son entourage.
Un exemple d’un tel code pourrait être le Code du Bushido. 40
Le Code des kshatriyas régit le comportement du kshatriya dans toutes les situations de la vie et fait office de loi, mais aussi de philosophie, voire de religion à laquelle il se soumet.
Traits distinctifs du comportement des kshatriyas :
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1) Ils n’hésitent pas à aller au conflit. Pour eux, le conflit, c’est banal, rien qui leur fasse vraiment peur ou qui provoque une tension particulière. Si la conscience d’un kshatriya est de type corporel, l’affrontement physique devient alors sa norme de comportement. Aussi étrange que cela puisse paraître, pour un kinesthésique-kshatriya, la baston et la bagarre sont des façons parfaitement naturelles et limpides de communiquer et d’interagir dans la société ;41
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2) Ils ont littéralement besoin de savoir qui est le plus fort – eux ou leur adversaire. Cette info leur est indispensable pour identifier à qui il faudra obéir – à eux-mêmes ou à l’autre ;
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3) Ils alignent toujours leurs actions sur des règles, écrites ou non. Ils se prennent pour des « vrais gars » et se comportent en respectant un code bien carré.
Peu importe quelles sont ces règles – les « notions » du code pénal, le serment d’Hippocrate ou le règlement de l’Armée soviétique. Cela peut même être un code maison de tueur en série, comme dans la série Dexter. Cependant, les règles et lois que suivent les kshatriya sont toujours systématisées et structurées.42
Parfois, cette structure est si élégante et élaborée qu’elle frôle la philosophie ou la religion, comme dans le code du Bushido (le chemin du samouraï). Parfois, elle est assez pauvre et contradictoire, comme dans certains codes non écrits.
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Chez les kshatriyas de clans héréditaires, il se développe souvent une CIE supplémentaire et essentielle : la politesse innée. Le conflit d’un seul kshatriya peut facilement déboucher sur une querelle entre familles entières, avec à la clé des siècles de rivalités et une montagne de victimes. C’est ainsi qu’au fil de l’évolution, les vieilles lignées de kshatriyas (aristocrates) ont cultivé une politesse instinctive.
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Un vrai aristocrate reste poli avec tout le monde, dans toutes les situations. Il peut anéantir ses ennemis, mais les insulter relève pour lui de l’absurdité, c’est tout simplement incompatible avec sa nature !
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La fameuse Haute Parole des aristocrates est faite de telle façon qu’elle embarque déjà des modèles de politesse pour toutes les occasions de la vie.
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Le plus haut niveau d’évolution d’un kshatriya, c’est quand ses principes de conduite sont traversés par l’éthique et la morale. Son comportement n’obéit plus seulement à des règles abstraites, mais bien à l’éthique.43
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En cas de souci, le kshatriya peut mobiliser non seulement ses moyens personnels, mais aussi des ressources plus structurelles. En général, il fait toujours partie d’un système ou d’une structure quelconque.
Par exemple, un major du ministère de l’Intérieur (kshatriya typique) a sous sa responsabilité directe d’autres agents du ministère et garde aussi des liens administratifs avec d’autres unités et services apparentés. C’est pourquoi chaque kshatriya, face à une véritable opposition de force, mobilise toutes les ressources administratives disponibles pour lutter contre l’adversaire. En général, c’est seulement au début de son parcours qu’un kshatriya part affronter ses ennemis en solo.
Chez les kshatriyas, l’amitié est particulièrement appréciée et elle peut donner naissance à une attache très profonde.
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Le kshatriya, porté par l’amitié et le sens du devoir, est prêt à tous les sacrifices, sauf celui de l’honneur du kshatriya (ou de ce qui le remplace).
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Il s’attend à ce que son ami ou son compagnon d’armes soit prêt au même sacrifice. L’amitié entre kshatriyas peut traverser plusieurs vies, de réincarnation en réincarnation.
Dans la vie de famille, le kshatriya est prêt à protéger les siens jusqu’à son dernier souffle, tant que cela ne va pas à l’encontre du Code de conduite du kshatriya.
La mission évolutive de la femme-kshatriya ressemble à celle de l’homme, à ceci près qu’elle peut remplacer l’aspect physique par un aspect disciplinaire ou scientifique. Si l’homme kshatriya typique est un gradé de l’armée, alors la femme kshatriya typique est une médecin hautement qualifiée, titulaire d’un doctorat.
Par exemple, une femme chirurgienne, cheffe de service, réanimatrice, ou d’autres spécialistes occupant des postes élevés dans la hiérarchie, fournissent des efforts soutenus et méthodiques, tout en ayant sous leur responsabilité une équipe d’autres spécialistes.
Les Kshatriya sont en général fortement liés à un égrégore, c’est-à-dire une connexion énergétique profonde avec un système historiquement stable.
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Les principaux objectifs des kshatriyas sont de préserver leur honneur, d’augmenter leur statut et de gagner l’approbation des autres kshatriyas.
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Tous ces objectifs sont indissociables des notions d’honneur et de dignité, qui peuvent parfois être franchement contradictoires et un brin embrouillées.
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Le point commun à tout kshatriya, c’est de servir selon certains principes et règles au sein d’un groupe social donné.
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L’Éthique, considérée comme le sommet de la spiritualité et des vérités ultimes, sert de base aux principes de service des kshatriyas. Quand ces principes commencent à se plier à l’éthique, le kshatriya s’approche d’un pas décidé de l’étape évolutive suivante : la caste des brahmanes (prêtres).
La caste des brahmanes se distingue des kshatriyas en ce que leurs principes sont ancrés dans l’âme, tandis que les kshatriyas les respectent en pleine conscience. Ce que le kshatriya pourrait faire, mais s’abstiendra parce que cela lui paraît « pas correct », le brahmane ne le fera tout simplement pas, car pour lui, c’est désagréable et complètement étranger à l’état de son âme et de son énergie.
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